mercredi 25 novembre 2009

Quand l'ombre de l'article 37 de la Constitution hante des esprits

Fera t-il l'objet d'une éventuelle révision? Le débat sur l'article 37 de la Constitution émerge de nouveau depuis que des ténors du parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès, ont affirmé au cours du dernier congrès du parti tenu en juillet 2009, que l'article 37 de la loi fondamentale n'était pas un sujet tabou. porté par les leaders de partis politiques, les organisations de la société civile, les médias, le débat autour de cet article est d'actualité dans les journaux et les conférences. Cette fois, il ne s'agit pas du caractère rétroactif ou non de la loi autour de la candidature du Chef d'État actuel; il est question d'une éventuelle révision de l'article 37.

Mais que dit l'article 37? Il stipule que "le Président du Faso est élu pour cinq* ans au suffrage universel direct, égal et secret. Il est rééligible une fois." Le mandat présidentiel est donc limité par la constitution et l'on comprend bien qu'il y ait des intentions et des inquiétudes. Dans ce débat, il est reproché au parti au pouvoir, le CDP, des intentions de réviser l'article 37 afin de perpétuer le Président Compaoré au pouvoir. Dans le groupe des antagonistes, il y a évidemment les partis d'opposition par principe; il y a aussi les organisations de la société civile qui se défendent: toute révision doit refléter l'intérêt général. Le débat sur cet article soulève la question sur les clauses limitatives des mandats présidentiels en Afrique.
A suivre donc!

Administration électorale: les acteurs renforcent leurs capacités

La Commission électorale indépendante (CENI) organise depuis des mois des sessions de formation en administration des élections au profit des représentants des partis et formations politiques, des organisations de la société civile et des journalistes. L'organisation des précendantes élections avait suscité de nombreuses critiques à l'égard de la structure en charge des scrutins aux Burkina Faso. D'où la nécessité de renforcer les connaissances des différents acteurs intervenant dans le processus électoral en matière d'administration des élections.

Ces sessions de formations interviennent en prélude des élections présidentielles de 2010.
L'acticle 37 de la Constitution fixe le mandat du Président du Faso à cinq ans et il est reéligible une fois. Les dernières consultations pour l'élection du Président du Faso datent de décembre 2005. C'est dire que les insuffisances constatées dans les processus électoraux de par le passé devriont ête comblées . Ce qui augure de bonnes perspections pour le scrutin Présidentiel de 2010, premier batême de feu après ces sessions de formation.